Souvenez-vous, nous vous avions présenté Théo Daumas, ce jeune breton qui avait pour projet de participer a toutes les manches des EWS, et bien c'est chose faite puisque Théo a participer aux trois premières courses de la compétition .

Pour vous cher lecteurs, Endurobike.com a décider de partir à sa rencontre et de vous raconter un peu comment il a vécu cette première expérience dans le monde de l'enduro internationale.

 Salut Théo, comment vas-tu depuis notre dernière interview ?
 

Salut à toi Max, content de pouvoir répondre à tes questions à nouveaux ! Depuis la dernière fois, les choses ont bien avancé puisque j’ai réussi à boucler mon budget pour réaliser ma saison de bike en Enduro World Series. 


J’ai vraiment beaucoup de chance d’avoir des sponsors qui me soutiennent (CycleBox, Visioaxess, Conforme Garage,  Autoécole Munier, Specialized et Oakley) ainsi que mes parents qui me motivent et m’aident beaucoup. Grâce aussi à beaucoup de personnes qui ont participé à ma cagnotte Leetchi, j’ai pu bouclé mon budget !
Donc tu peux imaginer que je suis super content que tout aille dans le bon sens ;)


À la fin, Mars, tu as décollé pour la première manche des EWS qui s'est déroulée au Chili puis tu as continué ton aventure sud-américaine direction l'Argentine pour la seconde étape, comment ça ces passer ?

En premier lieu, aller là-bas était avant tout une aventure de fou, je n’étais jamais allé en Amérique du Sud. En plus j’étais seul et c’est un local et sa famille qui m’ont accueilli (Pedro Burns qui roule chez Ibis, le champion national Chilien). 

C’était fou de découvrir le pays de cette façon, j’ai dû oublié le français pendant 3 semaines pour parler Anglais et Espagnol ^^ heureusement que je me débrouille !Du coup j’ai découvert le capital Santiago du Chili pendant 1 semaine avant de partir pour Valdivia. 

Le Chili ce n’est pas très large mais très long, et il faut savoir que notre destination se trouvait à presque 10h de route vers le Sud  et ça a 5 dans un pick-up c’était chaud !Le voyage était vraiment long mais ça en valait largement la peine, on est arrivé en bord de mer le soir avec un couché de soleil de folie. 

Et tout ça dans un Hôtel en bonne compagnie avec le Team Cube ou encore Mr Jérôme Clementz !Pour en venir au ride, la première manche chilienne était très physique, avec 200km et 7000m de D+ sur 4 jours. 2 jours de training et 2 jours de courses. J’ai eu un peu de mal avec la chaleur (sans compter l’incendie !) mais c’était tellement beau que la motivation était là en permanence. 


La course a été un peu compliquée pour moi puisque sur la spéciale 2 je me satellise et tombe dans les cactus (4min30 pour m’en sortir), mon chrono était définitivement mort. J’ai tout donné sur chaque spéciale après et remonte de la 25ème place le samedi soir à la 16ème place le dimanche ! C’était très formateur pour moi et pour une première EWS j’étais déjà content de réussir à finir .

Ensuite un nouveau long voyage vers l’Argentine avec passage des frontières et la paperasse qui va avec  on arrive sur un lieu bien plus haut en altitude puisque c’est en montagne avec même des remontées mécaniques. On est bien arrivé à Cero Catedral !Cette deuxième EWS est bien moins physique avec 2 jours de recos et 2 jours de courses mais on a droit aux navettes en 4*4 et remontées mécaniques. 

Le terrain est monstrueux, c’est super chaud de rouler et je ne suis pas vraiment très en confiance ^^. Pour rien faciliter je choppe la crève avant la course, surement à cause du Chaud/Froid du Jacuzzi et hammam... Ah les problèmes de riches ;)

J’ai donné tout ce que je pouvais sur les spéciales, je vise un top 10, mais je suis vraiment faiblard le 2ème jour de course et finit 11ème ! Pas ouf mais dans ces conditions c’était correct.


On peut dire que tu es rentré dans le vif du sujet d'entrée de jeu avec ses deux premières manches qui sont apparemment connus pour être aussi bien physique que technique, quel a été ton ressenti sur l'ensemble des deux courses ?  
 
Techniquement j’étais franchement bien, je ne me suis pas fait peur du tout et j’ai adoré ! Je ne vais quand même pas mentir, l’Argentine c’était vraiment chaud. Raide, poussière, cailloux,racines et beaucoup de chutes !

Petit hic, ma préparation hivernale était intense et je suis arrivé sur les manches, un peu cramé physiquement, manque d’expérience. Donc la bonne chose c’est que j’ai vue que j’avais le niveau technique sans problème et que le physique était présent. Maintenant il reste à être frais au bon moment…

 On a pu voir sur certaines caméra embarqué  que le terrain était assez difficile à tu eu des surprises lorsque tu roulais où tu t'attendais à ce type de spéciales ?  





J’ai été agréablement surpris de la qualité des trails au Chili même si j’avais vu pas mal de vidéos, vraiment le rêve ! En revanche je ne m’attendais vraiment pas à la difficulté qu’on a rencontré en Argentine, ça fait 10 ans que je roule je n’ai jamais vue autant de poussières et d’ornières ^^.
 
Au Chili je suis très peu tombé, ou vraiment de petites chutes mises à part ma boite en course dans la spéciale 2. En revanche en Argentine j’ai même arrêté de compter tellement j’ai bouffé le sol ^^.


On parle de toi mais tu à aussi une superbe monture un Specialized enduro 27.5, comment c'est, il comporté durant ces deux premières manches ?
 

 Ce bike c’est pas compliqué, il est parfait …  un parfait descendeur et un très bon grimpeur même avec mes gros pneus DH ^^, en plus mes suspensions sortaient de chez Conforme Garage et le taff dessus était top.  Un régal sur tous les points.  


J’ai eu quelques déboires avec une roue et des dérailleurs mais je m’y attendais et j’avais de quoi remplacer … ouf ! Je tiens encore à remercier CycleBox et Specialized de me permettre de rouler sur une telle machine.  

Comment, ces passer ton séjour là-bas as-tu eu le temps de visiter un peu la région de faire des rencontres, qu'est-ce que tu as le plus apprécié au Chili et en Argentine ?

Au Chili, j’ai vraiment bien-aimé la façon de vivre et l’accueil des gens. Ce n’est pas très riche et pourtant les gens sont généreux et tu te sens vraiment vite à l’aise. Puis je ne parle pas du paysage juste magique. 


En Argentine j’ai moins vu du pays mais le peu que j’ai vu m’a vraiment fais rêver. Puis il y a quand même un truc... La viande rouge ! C’est la capitale de la bonne viande et j’en ai profité ;)

Il y a peu tu as participé à la troisième manche en Irlande, comment as-tu trouvé la compétition et ces tracés par rapport à celles d'Amérique du Sud ?

L’Irlande c’était beaucoup plus simple pour moi, déjà ce n’est vraiment pas loin de chez-moi puisque je vis en Bretagne. Pas de long voyage pour y aller, juste une nuit de bateau où je me suis bien reposé. 


Lors des recos à pieds, je me rends compte que les spéciales était vraiment proches de ce que je connais à la maison en Bretagne donc j’avais un sentiment d’être vraiment bien avant même d’être monté sur le vélo. Pendant la course j’ai roulé super bien, vraiment presque pas d’erreurs sauf une petite la spéciale 1 . 

Théo à l'attaque en Irlande

Je visais le TOP30 et finit 19/57 donc franchement j’étais super heureux !Très bonne expérience et content de rentrer dans mes objectifs pour cette 3ème Enduro World Séries .

Enduro trip Ep3 / EWS Wicklow Irlande

On a pu apercevoir sur ta dernière vidéo que tu étais parti avec ton père lors de cette épreuve partager cela avec, lui doit être vraiment sympa, va-t-il te suivre durant le reste de la compétition ?

Ça s’est le « Super Bonus » on va dire, papa m’accompagne sur presque toutes les manches cette saison ! C’est vraiment super sympa parce qu’on s’entend vraiment bien et il roule aussi. Comme expérience entre père et fils on a connu pire non ? Et puis le « Double Super Bonus » c’est que papa va rouler la manche USA à Aspen.

Théo avec Eric sont père lors de la manche Irlandaise a Wicklow
Cet été on part 5 semaines d’affiler au « States », d’abord Aspen puis on fait une pause à Moab pour rider des trucs mythiques #RAMPAGE et on finis à Whistler. C’est dingue de se dire qu’on va pouvoir rouler la A-Line tous les 2. 

En plus j’ai un pote breton qui sera aussi à Whistler je suis vraiment content de pouvoir le retrouver là-bas.  

 L'ambiance sur le bord de la piste avait l'air vraiment énorme, confirme tu ? 

En Irlande y avais 4000 personnes sur une toute petite colline ça fait beaucoup non ? Et bien 4000 personnes qui t’encouragent c’est juste la folie furieuse, surtout qu’en enduro on n’a pas vraiment l’habitude. C’est surement mon plus beau souvenir de l’Irlande ^^.


Merci Théo d'avoir pu répondre à nos quelques questions, nous te souhaitons bon courage pour la suite de la compétition.

Merci à toi Max, c’est vraiment un plaisir de répondre à tes questions.  Et pour tes lecteurs, n’oubliez pas le plus important : GAZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZ…!

Page Facebook de Théo  : Théo Daumas
Crédits Photos : William KlockCregorNews.com

Souvenez-vous, nous vous avions présenté Théo Daumas , ce jeune breton qui avait pour projet de par...

Petit détour par l'Angleterre pour retrouver Innes Graham sur les petits singletracks qui borde sa maison au guidon de son Propain Tyee.



Petit détour par l'Angleterre pour retrouver Innes Graham sur les petits singletracks qui borde ...

Du BMX au Dirt en passant par l'enduro Thomas Lapeyrie ( Team Sunn )nous présente son 4 éme opus de la série Enduro Day en compagnie d'Elliot Trabac ( Scott SR Suntour ), un film plein de rebondissements et d'effets spéciaux.




Crédits photos : Sven Martin

Du BMX au Dirt en passant par l'enduro Thomas Lapeyrie ( Team Sunn )nous présente son 4 éme opus...

Romain Olmos sont nom revient souvent dans le milieu du VTT et de plus en plus depuis l'apparition de son tout nouveau pédalier Easy Shift, Endurobike.com a décider d'en savoir un peu plus sur ce jeune patron sympathique qui a pris un peu de son temps pour répondre a nos diverses questions .


 1 - Salut Romain, comment vas-tu pourrais tu te présenter en quelques mots afin que nos lecteurs apprennent à mieux te connaître ?

Salut Endurobike , je me présente je m'appelle Henry , non je déconne ces juste mon 2eme prénom haha ;-).Donc Romain Olmos 33 ans et boss de la marque HxR-Components.

2- Où habite tu ?

Depuis 4 ans Annecy , j'ai quitté mon 93 natal allez comprendre ...

3 - Quel a été ton parcours professionnelle avant la création de ta société HxR Components, as-tu toujours bossé dans le milieu du VTT ?

J'ai arrêté l'école très tôt, à peine 16 ans pas la meilleure des idées à vrai dire. Puis j'ai touché un peu à tout : déménageur, cloisonneur, mécano, vendeur .... mais avec toujours l'envie d'être dans le milieu du VTT.

Je suis passé par plusieurs expériences professionnelles dans le monde du vélo : vendeur, pilote de DH/4X/Enduro, chef d’atelier, testeur magazine, assistant chef produits puis enfin importateur avant de cette fois-ci créer mes propres produits qui sommeillent en moi depuis des années.


4 - Comment s’est passée ta première rencontre avec le monde du vélo ?

Ma première rencontre , Back to the Future ;-).

Un pari avec mon père, pour la fête des pères je lui ai acheté un bike et on s’est motivé de faire Paris/ Italie en bike et comme on n'y connaissait rien , chaque bike pesait 45 kg avec les bagages haha, on avait tout la tente et pas la 2 seconde à l'époque;à manger ,des pneus de DH pour être sûre de pas crever des cadres en tuyaux de chauffage bref les bons débutants.

A l'époque j'étais en équipe espoir de Kung Fu avec le meilleur des maîtres Mr Noureddine Zenati et un des élèves faisait du VTT , et de la tout a basculé j'achetais la presse spécialisée et lui demandais des conseils sur le matos ,et là, grande chance il achetait son matos à une star de l'époque Mr Steph Jany , et après 3 trips à rallier l'Italie mon cousin"car d'origine rital" me présente la star du village qui est juste Mr Corrado Herin le champion Italien de l'époque et de la tout s'est mis en route forcement .


 5 - Parlons maintenant de ton parcours sportif en fouinant un peu sur la toile,nous avons découvert que tu avais pratiqué le 4x ainsi que la DH peux-tu nous en dire un peu plus sur cette période de ta vie ?

J'ai eu la chance d'avoir des sponsors rapidement à peine 1 ans après ma première course , mais impossible de me mettre dans une case forcement j'avais un bike et je m'alignais sur des dh, dual , 4X ou même des maxi bref je voulais juste rider avec mes air max ;-) , et de beaux sponsors m’ont suivi intense , Ellsworth , MRP, ChrisKing, le magazine Ride-It et surtout Fox vêtement pendant 7 ans . 
 
Des shop comme RSP Import , Custom Kulture à Paname et Streak'x ou je travaillais à mi-temps et le reste du temps je roulais.
Et le jour ou un vrai contrat Pro arriva , grosse chute et arrêt immédiat du VTT .



6 - Parlons maintenant de ta société HxR Components, comment t'est venu l'idée de te lancer dans l'aventure de l'entrepreneuriat ?

L'idée n'est pas bien compliquée, le bike est ma passion et comme , je ne pouvais plus rider sur les courses ou séances photos et que j'ai toujours été attiré par le beau matos et surtout par l'envie de faire évoluer les produits au mieux ,cela s’est imposé comme une évidence.

J'ai été importateur pendant 6 ans avec mon ancienne structure " hxr shop" et en plus de les importer ; j'aidais les marques au développement de leurs produits , et il y a 2 ans je me suis dit bon il faut vraiment que je travaille pour moi à 100 % et arrêté d'aider les autres et proposer mes propres produits .


7 - Quels sont tes meilleurs et pires souvenirs, depuis que, tu as démarré HxR Components ?

Le pire est d'avoir liquidé mon ancienne société "HxR Shop" à cause de truands à la carte bancaire , et te retrouver à poil , "JE REMERCIE" encore les personnes qui ont été là pour m'avoir aidé à passer ce cap difficile pour manger et me soutenir moralement car une bien sale expérience !

Et la meilleure sincèrement c'est d'avoir réussi en même temps que je liquidais à pouvoir pointer au RSA pour pouvoir manger , la création de tout de mes produits actuels ont pu se faire grâce à mon ingénieur et à de super potes qui croient en moi depuis toujours , du coup j'ai pu décrocher un prix d'innovation et obtenir un prêt pour faire naître mes composants HxR Components :-).


8 - Tu distribues MDE Bike une marque que l'on ne croise pas beaucoup sur les sentiers qu'est, ce qui te plaît dans les produits que distribue cette petite marque italienne ?

Mde est une marque 100% italienne tout est fait à Turin , ils sont que 2 le boss et le soudeur. 250 cadres sortent à l'année de l'atelier et pour du sur-mesure à moins de 2000 euros avec amortisseur que du bonheur.

Ils n'ont pas de stock, tout est produit à la commande avec un délai de seulement 5 semaines , tout est personnalisable on peut choisir la couleur du cadre , les stickers , les biellettes tout y passe jusqu'à la fabrication sur-mesure … bref on fait son cadre comme on le souhaite .





9 - Comptes-tu dans l'avenir distribuer d'autres marques en plus de celle que tu fais déjà ?

Fini la distribution , juste MDE que j'ai gardé car ce n'ai pas juste une histoire de vente une réelle amitié est née depuis 5 ans et nous travaillons main dans la main pour faire évoluer les choses .

10 - Plusieurs kits cadres sont disponibles sur ton site allant du Damper au Lumberjack en passant par le Carve peux-tu nous en dire un peu plus sur ses différents modèles à quelle pratique se destine-t-il ?

Le Carve est le modèle All-Mountain ; le Damper pour l'enduro et le leumberjack pour la DH.

12- Dernièrement toute la presse VTT nous a fait découvrir ton pédalier Easy Shift un concept vraiment innovant peux-tu nous en dire un peu plus ?

Un vieux concept d'il y a 10 ans sur lequel j'étais trop en avance pour les transmissions à triple/double plateau le mono n'était pas encore dans la tête des gens ,malgré que cela fait plus de 12 ans que je roule en mono ;-)
Pour moi c'est la solution et le compromis idéal entre la boite de vitesse intégrée et les systèmes classiques .



Pour te faire simple la transmission Easy Shift est inversée par rapport à une version classique que l'on connait depuis notre plus jeune enfance.

Ta roue libre est sur le pédalier et ton moyeu est fixe , il pousse vers l'avant ta chaîne , du coup elle est toujours en mouvement dès que ta roue est en rotation , tu peux alors changer tes rapports à tout moment , dans un virage une cuvette un devers ou en cas de rétro pédalages, même quand tu pousses ton vélo plus besoin d'anticiper et surtout fini les passages de vitesse à la mode bourrin .

 

Pour t'aider voici 2 articles presse sur le proto et la vraie version :

- http://www.velochannel.com/test-de-la-transmission-hxr-easy-shift-19316

- http://hxr-components.com/pdf/PDF-HXR.pdf

13 - Une dernière petite question romain et après on te laisse tranquille que veut dire HXR ?

Je peux juste te dire que le X et comme le chiffre 69 que tu peux lire dans les 2 sens ;-
  
14 - Merci Romain d'avoir pris de ton temps pour répondre à nos questions et nous, t'en remercions as-tu un dernier petit mot pour conclure cette interview ?   
Bon ride a tous et surtout sortez casqué ;-)

Crédits photos : Richard Bord

Romain Olmos sont nom revient souvent dans le milieu du VTT et de plus en plus depuis l'apparit...

Partons aujourd'hui du côté de la piste de Dh de la grande combe dans le département du Gard (30), pour découvrir Dom du team Green Master au guidon de son pivot Mach 6 pour une petite démonstration de la polyvalence énorme de cette fantastique monture tous sa dans l'objectif de TchoukTV.

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